In this manner, the web is itself an enormous place for craft—in that every bit of markup or CSS, every decision about font-size or color, every float, and every sentence have within them the opportunity for craft—the chance for the maker (be it the designer or the engineer or the writer) to put more of themselves into it than they have to. »
This — this is how you do an interview. Made by drunkendragonfly. Please do not attempt to listen to all at once.
My Night Among the Naked Women
Daniel Wallace:
A lot of modern life is like this, just one facsimile experience after another. And the trouble isn’t distinguishing between these experiences: The trouble is caring whether they’re real or not.
I love reading The Morning News.
J’ai vraiment bon espoir que les petits problèmes auxquels la presse est confrontée actuellement vont être l’occasion de refontes qui privilégient l’intelligence et la qualité.
Ça, en revanche, c’est humiliant et pour le journal qui l’envoie, et pour moi qui me suis inscrit à un service pareil.
Chroniques en passant~
Transformers 2
de Michael Bay
L’animisme à l’américaine.
En sortant du film, je me suis pris à regarder tous les véhicules qui croisaient ma route avec un mélange d’affection et d’appréhension. Ces gars là aiment vraiment leurs bagnoles.
Up
des studios Disney / Pixar
Dans les toutes dernières secondes du jeu Passage, le personnage subsiste encore, courbé, ralenti, triste. Sa femme vient de mourir. Lui, il ne lui reste que peu de temps.
Up se déroule au cours de ce très bref intervalle. Il s’y passe beaucoup de choses.
Les bancs publics
de Bruno Podalydès, avec à peu près tous mes acteurs préférés
Comme dans la chanson de Brassens. Les gens qu’on voit de travers, qu’on envie, qu’on découvre peu à peu, qu’on a été.
Un jeu existentiel~
drunkendragonfly évoque Passage :
Ce que je trouve assez puissant dans ce jeu par ailleurs bien émouvant (l’être humain représenté par quelques pixels, l’amour représenté si sobrement), c’est le fait qu’il mette à distance notre propre vie pour nous permettre d’en voir les mécanismes : la façon dont on est emprisonné dans le cadre qu’est la vie ; le fait d’essayer de bien jouer, de bien vivre, même si peu de différences existent en fin de compte face à la vie et face à la mort. (…)
Mais ce qui me gène là-dedans, c’est d’abord le manque de manoeuvres que l’on a (qu’on avance, qu’on recule ou qu’on descende, ça ne change rien du tout, le temps passe), et puis ensuite le néant de la fin, qui efface pour ainsi dire tout ce qui a été fait. En fin de compte, tout se vaut : une vie, c’est un cadre dans lequel le temps passe, quoiqu’il arrive et quoique l’on fasse. Alors c’est sans doute la force du jeu de permettre de prendre conscience de cet aspect dérisoire, presque négligeable de la vie. Mais qu’on soit du côté de l’absurde ou qu’on soit vaguement spiritualiste, on ne peut pas s’empêcher de regretter qu’il n’y ait pas la place pour du qualitatif dans ce jeu. Qu’il n’y ait pas au moins des degrés de bonne vie dans ce jeu, et que l’anéantissement que sera la mort aplanisse d’emblée toute différence dans la façon de jouer.
Je trouve que ce que les gens racontent du jeu en dit plus sur eux que sur le jeu lui-même. La première fois qu’on y joue, on assume et on imagine tout un tas de choses, de règles.
— Au début, je n’avais pas remarqué qu’on pouvait gagner des points. J’ai très vite pensé qu’il fallait aller le plus loin possible, et voir le plus de paysage, abandonnant l’exploration verticale que je trouvais trop frustrante et complexe. Il m’a fallu un temps considérable pour me rendre compte qu’il n’était pas nécessaire de jouer “en couple”. J’ai immédiatement mis du sens partout. Parfois, je n’ai joué que pour entendre la musique à nouveau.
Allez y jouer. Et lisez l’article d’Esquire sur le créateur du jeu, Jason Rohrer.
Computer usage as a creative act
Alex Payne:
Switching Season is about a desire to tinker, to play, to explore other possibilities for the tools that dominate my life as technologist. That’s why it comes on, strong and regular, grabbing at my attention and pulling me away from more measurably productive pursuits. It takes me back to age 14, installing Linux on a terrible old PC for the first time, trying to get things working, learning something new in the process. It’s about computer usage as a creative act, something that becomes harder and harder to experience the more proficient one gets with a computer.
J’aimerais bien retrouver les mots exacts du Special Agent Dale Cooper quand il décrit le tartare.
